Parfois, on trouve un locataire fort sympathique qui propose de faire une peinture, une pose de parquet, l’ameublement d’un dressing, contre le financement des matériaux, et/ou une gratuité de loyer. Sur le papier, c’est alléchant, après tout, votre logement mérite bien ce petit coup de neuf, mais en réalité, on peut avoir une mauvaise surprise !

Et oui, imaginez, vous offrez votre gratuité de loyer, votre locataire vous assure avoir repeint la cuisine, et vous fourni même la facture. Super ! Sauf que, le jour de l’état des lieux de sortie, vous vous rendez compte que ça a été mal peint, pire, qu’il manque une bonne couche, et qu’il faut reprendre la totalité des murs. Et oui, tout le monde ne s’improvise pas peintre !

Facile, me direz-vous, il n’y a qu’a déduire du dépôt de garantie. Sauf que parfois, les travaux peuvent vous coûter 1, 2 ou 3 mois de loyers. Dans ce cas, que faites-vous ?

Premièrement : établir les règles

Vous proposez une gratuité, oui, mais il va falloir être précis ! Et je vous conseille de rédiger : un « quoi (partie financière) » contre un « quoi (service demandé) » en bon et du forme. Parce que non, clairement :

1 mois de loyer contre remise en peinture de la cuisine

ce n’est pas suffisent, loin de là. Remise en peinture de la cuisine ok, mais quoi exactement ? Les murs, les plafonds, les meubles ? De quelle couleur ? Et un mois de loyer, quand ? Avant, pendant, après ?

Je vous propose le texte suivant :

…1 mois de gratuité de loyer à l’issus de la remise en peinture faite dans les règles de l’art de l’intégralité des murs de la cuisine, de la couleur suivante (et là, vous vous mettez d’accord)

Là au moins, c’est plus clair pour tout le monde. N’hésitez pas à discuter avec votre locataire, de ce que vous appelez « dans les règles de l’art », que vos visions soient les mêmes, pour ainsi anticiper sur tout quiproquo.

Deuxièmement : rémunérer après vérification

Toujours en amont, vous pouvez demander à votre locataire qu’il effectue les travaux, et lorsque ceux-ci seront terminés, que vous souhaitez visualiser la bonne réalisation de ces derniers. Prenez le temps de vous déplacer, parce qu’une photo n’est pas toujours révélatrice. Vous pouvez ainsi vous rendre sur place, et constater de vous même si les travaux correspondent à vos attentes, et s’ils remplissent bien le cahier des charges que vous avez établi avec votre locataire.

Pour ce qui est de la gratuité de loyer, vous pouvez proposer de la mettre en place lorsque les travaux seront terminés, et après vérification. Ainsi, vous gardez la main.

Si votre locataire n’a pas les finances pour l’achat des matériaux (il ne faut pas oublier qu’il vient probablement de déménager, payer un dépôt de garantie, une location de camion etc.), vous pouvez lui proposer :

  • soit de payer l’intégralité des matériaux de suite, et vous donnerez le mois ou demi mois de gratuité après les travaux,
  • soit de scinder la gratuité de loyer en deux. Une demi gratuité avant, et une demi après.

Comme ça, dans les deux cas, vous gardez toujours la main, et vous pouvez toujours vous assurer que les travaux sont bien réalisés.

En conclusion

Une gratuité de loyer contre travaux peut être une bonne idée, lorsque les travaux sont bien faits ! Pour limiter tout litige, mieux vaut prendre le temps de bien cadrer ces travaux, et vous mettre en accord parfait sur les attendus avec votre locataire. Il faut trouver l’équilibre, pour que ni vous, ni votre locataire ne se sente lésé.

Une bonne communication est primordiale pour avoir de bons rapports !

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